Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

arbres

Belles au bois dormant

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Bourgeons-frene-7768.jpgLes bourgeons ont fort à faire pendant l'hiver. Lutter contre le froid et ne pas mourir gelés ! Il sont bien équipés pour cela, leurs écailles durcies (et velues chez le frêne (Fraxinus excelsior, Oléacées) !) leur assurent une efficace couche protectrice. A l'intérieur, des poils comme une couverture maintiennent la température au-dessus de zéro degré, tandis que leur état physiologique de dormance les plonge dans un sommeil attentiste. 

Voir les commentaires

Obstinément végétal

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Pin-sylvestre-1805.jpgQuand on nait pin, de la germination d'une graine ailée portée par le vent et atterrie sur une anfractuosité de paroi rocheuse verticale, la vie n'est pas toujours une sinécure... Rôtie par le soleil, privée d'eau facilement accessible, pas de sol, pas grand chose à se mettre sous la dent... Et pourtant, obstinément, la jeune pousse de pin sylvestre s'est accrochée et a grandi. Petit, tordu, semblant surgir du rocher, le jeune arbre résiste, contemplant son ombre gracile sur le mur minéral.

Un exploit végétal, encore un ...

Voir les commentaires

Naissance d'une tige

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

marronnier-debourrement.jpg

Retour sur le Koicédon d'hier ... Le bourgeon de marronnier ne contient pas toujours une inflorescence. Il peut n'être que végétatif, c'est-à-dire ne contenir que des feuilles et une future tige. Celle-ci est complètement "télescopée" à l'intérieur du bourgeon, comme une antenne radio repliée. Au moment du débourrement, les écailles durcies du bourgeon s'écartent sous l'effet du gonflement des structures à l'intérieur du bourgeon. Apparait alors la bourre, le feutrage soyeux qui recouvre les jeunes feuilles. Puis les feuilles se déplient et en même temps, les segments de la tige situés entre deux feuilles s'allongent (on les appelle les entrenoeuds, car chaque feuille est accrochée au niveau d'un noeud). Progressivement, la jeune tige, future branche, s'allonge et les feuilles s'écartent. 

Voir les commentaires

Automne et Haendel en marche

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

automne-6685.jpgEnfin l'automne marque les couleurs dans les forêts. La hêtraie se pare d'oranges, de jaunes. Ca sent les champignons et tout invite à la rêverie, la mélancolie. Ajoutez à cela la majestueuse sarabande haendelienne (link) et votre bonheur sera complet...

Voir les commentaires

Les poumons du cyprès chauve

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Cyprès chauve 9879Retour sur le cyprès chauve de la semaine dernière ... (pour mémoire,  Des conifères qui se prennent pour des feuillus... ). 

On n'a pas tout dit sur cet arbre surprenant ! Penchons-nous sur ses racines. Elles ont une curieuse tendance à sortir de terre et à pousser vers le ciel ! 

cypres-chauve-pneumatophores-9881.jpgEn forme de cônes dressés, les racines du cyprès chauve forment des excroissances aériennes. Elles sont emplies d'un tissu spongieux qui permet à l'air de circuler facilement. Branchées directement sur le milieu aérien, elles permettent l'entrée d'air dans les racines souterraines et donc assurent leur respiration. Pour un arbre qui vit au bord de l'eau, dans un sol asphyxiant ne délivrant pas facilement d'air, voilà qui est indispensable pour vivre normalement !

On appelle ces racines "poumons" des pneumatophores. Les pneumatophores sont fréquents sur les racines des arbres des mangroves (forêts tropicales des bords de mer), comme par exemple chez les palétuviers.pneumatophores-2.jpg

Voir les commentaires

Des conifères qui se prennent pour des feuillus...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Cypres-chauve-9879.jpgLe cyprès chauve (Taxodium distichium, Taxodiacées) est un arbre conifère, c'est-à-dire qu'il ne porte pas de fleurs mais de petits cônes comme de mini "pommes de pin". Et pourtant, contrairement à la grande majorité des conifères, ses aiguilles douces et fragiles tombent toutes à l'automne, comme les feuilles des feuillus...Cyprès chauve 9906

Voilà qui explique son nom vernaculaire, le cyprès "chauve" car dépourvu d'aiguilles pendant l'hiver. Il n'est pas le seul à se distinguer parmi les conifères : le mélèze adopte la même stratégie !

Pour le plaisir des yeux, l'étage du mélézin (étage subalpin des forêts naturelles de mélèzes) dans les Alpes, fin octobre ...

mélézin 1926meleze-2338.jpg

Voir les commentaires

Madame Peuplier

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Peuplier-8291.jpgAprès le frêne en fleur, zoom sur le peuplier (Populus nigra, Salicacées) ... Ici aussi, une femelle ! Les fleurs sans pétales sont groupées en chatons pendants, chaque fleur réduite à un pistil court et dodu. A l'intérieur, les ovules seront fécondés pour former les graines. Lorsque le fruit sera mûr, il s'ouvrira, libérant une "bourre" blanche, sorte de coton léger emprisonnant les graines. C'est le vent qui se chargera d'emporter cette matière légère, disséminant ainsi les graines de l'arbre. 

Voir les commentaires

Madame Frêne

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Frene-fleurs-femelles-8998.jpgLe frêne (Fraxinus excelsior, Oléacées) se décide enfin à débourrer...Ses bourgeons noirs, veloutés, se sont ouverts pour libérer des fleurs discrètes et des feuilles. Les feuilles sont bien reconnaissables, composées de 5 à 7 folioles pointues. Les fleurs par contre, sont moins faciles à reconnaître. Verdâtres, sans pétales, elles sont réduites. 

Frene-fleurs-femelles-8998-2.jpgChaque "petit bec" vert est une fleur femelle. Une fois fécondée par le vent, elle se transforme en un fruit sec pourvu d'une aile, une samare pendante et agitée par le vent : 

Frene-fruits-476.jpgLa samare contient une graine qui elle abrite la plantule de frêne. Elle sera disséminée par le vent, pour coloniser le milieu. 

Pour revoir les fleurs mâles, on peut cliquer ici : Monsieur Frêne

Voir les commentaires

Elévation

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Tilleuls-8974.jpgBouquets de tilleuls au printemps... L'élévation des arbres pose la question de la circulation des sèves dans ces troncs. Comment fait l'eau pour monter jusqu'aux feuilles là-haut, à plusieurs dizaines de mètres de hauteur (les records d'élévation chez les arbres sont détenus par des conifères, séquoias géants, à près de 120m de haut !) ? 

C'est tirées, aspirées par les feuilles que les colonnes d'eau s'élèvent inexorablement vers le ciel, en empruntant la tuyauterie du tronc constituée par les vaisseaux du bois. Les feuilles évaporent l'eau et transpirent la vapeur d'eau en grande quantité (300 à 400 litres d'eau perdus par jour par un arbre couvert de feuilles !), créant un appel d'eau formidable dans les branches et le tronc, jusqu'aux racines. La succion est si forte que la colonne d'eau peut même se briser et interrompre la montée de l'eau : c'est l'embolie, une bulle d'air dans les tuyaux du xylème. 

 

Voir les commentaires

Cousin du Koicédon : l'érable sycomore

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Erable-fleurs-9174.jpgL'érable sycomore (Acer pseudoplatanus, Sapindacées) est le cousin de celui d'hier ( Le Koicédon du 3 avril : l'érable, insectes et vent à tous les étages... ). Même principe de pollinisation et de dissémination, mais une disposition des fleurs différente. Pour lui, les fleurs accrochées en grappe pendante (celles de l'érable plane sont groupées en corymbe dressé, une sorte de pseudo-ombelle, comme un petit parapluie retourné) sont encore moins colorées, vertes, avec de tout petits pétales. Pourtant, en regardant la fleur fécondée, même topo : deux samares en construction, correspondant aux deux carpelles fécondés. Erable-fleur-286.jpg

Autre différence : les samares de l'érable sycomore formeront un angle droit, tandis que celles de l'érable plane s'écartent plus, formant un angle plus ouvert, un angle obtus. Les feuilles aussi diffèrent... nous les étudierons quand elles auront poussé !

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>