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Le scille lis-jacinthe, signature des hêtraies auvergnates sous influence atlantique

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

hetraie-scille.jpgLes hêtraies de montagne en Auvergne sont en fête ! Le scille lis-jacinthe (Scilla lilio-jacinthus, Hyacinthacées) est fleuri. Cette belle plante vernale (plante du printemps, du latin vernis = printemps) passe l'hiver sous forme de bulbe souterrain gorgé de réserves sucrées, pour repartir très vite au printemps, dès que les températures sont douces, que la neige est fondue, et que les feuilles des hêtres n'obscurcissent pas encore le sous-bois.

C'est une plante caractéristique du cortège des hêtraies atlantiques, couvrant les massifs d'Auvergne sur la façade ouest des reliefs. Ces hêtraies bien arrosées par les dépressions atlantiques, bien ventées et envahies par la neige en hiver, présentent quelques espèces "signatures" comme le Scille lis-jacinthe. On en présentera d'autres plus tard!

33 scilleLa fleur bleue est particulièrement élégante : 6 pièces bleues identiques appelées tépales forment une corbeille aux 6 étamines aux anthères bleus foncé et au pistil central formé de la réunion de 3 carpelles contenant les futures graines. La plante se reporduit par ses graines, mais aussi par multiplication au niveau de son bulbe : c'est le moyen le plus rapide et le plus efficace, qui explique la disposition de la plante en colonie dense.

 

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La mercuriale, encore une plante sexiste

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Mercurialis perennis 2La mercuriale (Mercurialis perennis, Euphorbiacées) est une plante dioïque : les sexes mâle et femelle sont séparés sur des pieds différents (du grec di = deux et oicos = maison). Deux maisons séparées pour héberger les deux sexes différents.

Mercurialis perennisChez elle, comme chez les espèces dioïques finalement peu nombreuses chez les plantes à fleurs (elles ne représentent qu'environ 5%), pas de mixité sexuelle et donc pas d'éventuelle consanguinité ! (cf pour plus d'info la rubrique La Botanique amusante du lundi : Quand les fleurs font chambre à part ). Sur l'échantillon présenté aujourd'hui, la plante possède de toutes petites fleurs staminées, de petites fleurs mâles. D'autres pieds présenteront les fleurs femelles.

 

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Le bec-de-grue

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Erodium cicutariumErodium cicutarium est un cousin des géraniums. Il est aussi appelé bec-de-grue à cause de la forme de ses fruits : ce sont de petits fruits secs groupés par 5, et munis d'un long prolongement en forme de bec de cigogne ou de grue. Erodium cicutarium fruitsA maturité, chaque prolongement de fruit se détache par le bas et s'enroule sur lui-même vers le haut, éjectant puissamment la graine que le fruit contient. C'est une véritable explosion des fruits qui permet la dissémination des graines loin de la plante-mère.

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Une fougère-aigle à l'état d'aiglon

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Pteridium aquilinum

La fougère-aigle (Pteridium aquilinum), est une grande et belle fougère colonisant les espaces ouverts dans les forêts (clairières, trouées dégagées par la coupe ou la chute des arbres, lisières). Aimant la lumière, elle se répand rapidement par croissance de son rhizome souterrain puissant, devenant vite envahissante. Ses feuilles, appelées frondes, sont très grandes et divisées en 3 belles folioles, elles-mêmes redécoupées en foliolules (petites folioles), elles-mêmes encore découpées en toutes petites unités. 3 niveaux de division en font des feuilles très larges et très légères, qui donnent à cette fougère des allures d'oiseau de large envergure, d'aigle prêt à prendre son vol. Pour l'heure et sur la photo, la fougère n'est encore qu'aiglon ! Ses 3 folioles sont en train de se mettre en place, par déroulement (les frondes enroulées des fougères forment une "préfoliaison circiniée", un gros mot savant à placer négligemment dans la conversation...).

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le Bugle rampant, une innovation évolutive

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ajuga reptans 2

Le bugle rampant présenté hier se dévoile de près aujourd'hui ! Sa corolle bleue est tronquée de sa lèvre supérieure, ce qui met en évidence ses 4 étamines aux anthères jaunes (on voit qu'il y a 2 grandes étamines et 2 plus courtes) et son pitils au stigmate à 2 pointes. Fleur zygomorphe, c'est-à-dire présentant une symétrie bilatérale (la fleur possède ainsi un "avant" et un "arrière", un côté droit et un côté droit), elle est pollinisée essentiellement par les hyménoptères, en particulier les abeilles et les bourdons. La forme de la fleur est adaptée à la forme du pollinisateur, ce qui spécialise l'interaction entre les deux. On estime que la forme actinomorphe des fleurs (forme circulaire, à symétrie axiale, cf pour exemple le myosotis vu dans l'article La botanique amusante du lundi : le myosotis parle... ) est un caractère ancestral et que la forme zygomorphe des fleurs est apparue plus tard au cours de l'évolution (on parle de caractère dérivé), comme une spécialisation (cf aussi le lamier pourpre, autre fleur zygomorphe Lamium purpureum, fleur précoce ).

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le Bugle rampant

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ajuga-reptans.jpg

Le buble rampant (Ajuga reptans, Lamicées) possède des tiges rampantes aériennes, des stolons, qui lui permettent de se répandre alentour. Il s'enracine de place en place et se dispose alors "en ligne". Ses tiges florifères portent des petites fleurs bleues en étages. C'est une plante de la famille des Lamiacées, la corolle (l'ensemble des pétales) est donc découpée en deux lèvres et pourtant... à regarder de près, le bugle semble mutilé. Il lui manque la lèvre supérieure, qui est en fait très courte, comme si par cruauté, on lui avait coupée...

 

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La Botanique amusante du lundi : Quand les fleurs font chambre à part

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Compagnon rouge 1

Des dispositifs physiques qui empêchent l'autofécondation : les fleurs font chambre à part ! RDV sur la page de la Botanique amusante du lundi (lien ci-contre) ...

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Les laîches : encore des herbes fleuries !

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Carex spLa troisième famille d"herbes qui fleurissent" : après celle des Poacées (Des herbes qui fleurissent ) et celle des Joncacées (Une luzule bien poilue ) ... les Cypéracées ! La famille des Carex, les laîches en français. 

Plantes difficiles à déterminer mais le genre Carex assez facile à reconnaître : une tige triangulaire, des feuilles graminiformes et des fleurs unisexuées très réduites, rassemblées en épis. Les fleurs mâles sont réduites à des étamines sur l'exemple présenté ci-contre, dans l'épi supérieur. Le pollen est disséminé par le vent. Les fleurs femelles sont rassemblées dans les épis inférieurs. On reconnait leurs stigmates blancs qui volent au vent. La fleur femelle est réduite à un ovaire surmonté de stigmates, et enfermé dans une sorte de petite outre qui le protège : l'utricule.

 

On trouve ces Carex dans les zones humides, mais aussi tout simplement dans la pelouse de nos jardins. Là encore, mettons-nous à plat ventre pour ne pas les rater !

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Une luzule bien poilue

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Luzula campestris

Les luzules sont des "herbes fleuries", de celles qui peuplent nos jardins et qu'on ne devine pas entre les herbes vertes. Mettons-nous à plat ventre, nous verrons alors ces herbes velues !

Luzula campestris 2Leurs fleurs sont caractérisées par 6 tépales bruns et aigus (des pétales ressemblant à des sépales). Ils abritent 6 étamines bien jaunes et un pistil à 3 stigmates. De la famille des Joncacées, elles font partie de ces trois familles de plantes "graminiformes" (qui ressemblent aux Graminées ou Poacées), avec la famille des Cypéracées (les Carex ou laîches) et les Poacées.

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Le grand pétasite, une Astéracée peu frileuse

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Petasites hybridus

 

 

 

 

 

Le grand pétasite ou grand pas-d'âne est une grande plante vigoureuse des bords de fossés et de rivières en montagne. Il fleurit à la fin de l'hiver, parfois même en perçant la couche de neige.

Il forme d'abord une grosse grappe de fleurs à la tige pratiquement dépourvue de feuilles (elles sont réduites, en forme d'écailles). Les vraies feuilles, très larges comme des feuilles de rhubarbe (on appelle d'ailleurs cette plante la rhubarbe des marais), n'apparaissent qu'après la floraison. Ces feuilles en forme de coeur ou de rein sont grandes comme souvent celles des plantes vivant dans les milieux humides, ces zones de montagne qu'on appelle mégaphorbiées abritant des plantes aux larges feuilles, évaporant une grande quantité d'eau.

Petasites hybridus 2

Les fleurs sont minuscules, groupées en petits capitules, perchés sur la grappe. Chacune des petites fleurs s'épanouit à la périphérie de chaque petit capitule : on y distingue 5 pétales blancs, 5 étamines aux anthères soudées entre elles à travers lesquelles passe le pistil de la fleur, exactement comme dans une petite fleur de pissenlit (cf pour mémoire la page " le pissenlit n'est pas une fleur", dans laquelle on explique ce qu'est la fleur unitaire composant le capitule : http://desfleursanotreporte.over-blog.com/pages/Le_pissenlit_nest_pas_une_fleur_-4715979.html). La structure de cette fleur de pétasite est donc typiquement celle d'une Astéracée.
Petasites hybridus 3

 

 

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